vendredi 3 août 2012

Spectacle aujourd'hui 3 août 2012


 
saillon

Ils sont huit à travailler très régulièrement avec des rapaces autour de la tour Bayard. Charly Broccard avait lancé la machine en 1996. Depuis, il a fait des émules.

Un véritable nid de fauconniers

Gérald, Guillaume, Martin, Stéphane, Dimitri, Françoise et Charly partagent le plus souvent possible leur passion pour les rapaces, notamment lors des prestations médiévales de la Bayardine. le nouvelliste
Gérald, Guillaume, Martin, Stéphane, Dimitri, Françoise et Charly partagent le plus souvent possible leur passion pour les rapaces, notamment lors des prestations médiévales de la Bayardine.
Le Nouvelliste

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olivier hugon

Huit. Ils ne sont pas tous Saillonins, mais ils exercent tous leur art au sein de la troupe médiévale la Bayardine. Leurs partenaires de jeu sont des chouettes effraies, des faucons sacres, un grand duc et un aigle pygargue. Charly, Stéphane, Martin, Gérald, Françoise, Dimitri, Guillaume et Kevin sont fauconniers. Charly Broccard a lancé la machine avec son beau-fils, Stéphane Roduit, en 1996. «Les autres nous ont rejoints», explique ce dernier, président de la Bayardine, «on les a formés petit à petit.» Plus récemment, deux des petits-fils du patriarche, Guillaume et Dimitri, ont suivi la manœuvre.

Autorisations cantonales
Gérald Germanier a été embarqué dans l'aventure par son fils, Kevin. A l'âge où les garçons veulent jouer au foot, il s'est passionné pour le faucon d'un copain. «On a suivi la formation de base à Sciez, en France, avec des pros, puis avec Charly», raconte le Vétrozain, «on a fait les demandes officielles au canton et on a acheté deux faucons sacres.» Mais faire voler son rapace, ce n'est pas aussi anodin que de promener son chien. Il faut une autorisation - renouvelable tous les deux ans - du vétérinaire cantonal pour posséder un tel oiseau. Il faut ensuite le feu vert du Service de la chasse qui détermine une zone de vol. En Valais, les propriétaires privés se comptent ainsi sur les doigts d'une main. Charly et Stéphane possèdent 9 faucons sacres, 5 chouettes effraies, un hibou grand duc et l'aigle «Pacha». Ils sont logés selon des normes très strictes au cœur du bourg de Saillon, dans quatre granges spacieuses. «Ils sont nés en captivité, la plupart ici. On a un couple de reproducteurs de sacres et de chouettes, mais on n'en fait pas le commerce. Il n'y a pas vraiment de marché et ce serait compliqué.» Pour les conserver en bonne forme et ne pas perdre les bénéfices de leur travail, ils leur consacrent près de deux heures par jour d'avril à novembre. Avec pratiquement une sortie quotidienne. «On explique ça aux enfants qui voudraient aussi avoir un rapace: ce n'est pas un hobby comme un autre. On ne peut pas dire: bon, ce soir, j'y vais pas...» Une passion chronophage qui fait dire à Stéphane Roduit qu'il est arrivé à la limite de l'amateurisme. «Idéalement, il faudrait professionnaliser la structure. Si la commune et la SD y voyaient un intérêt, pourquoi pas. Ce n'est pas utopique et ça marcherait à coup sûr.»

Pas de fugue

Si élever des rapaces prend du temps, ça ne coûte pas très cher. Il faut surtout les nourrir. En hiver, ils changent leur plumage et se reproduisent. «On leur donne plutôt des rats», explique Charly Broccard, «c'est plus gras et ils ont besoin d'énergie.» Le reste du temps, ils se «contentent» de poussins. Quelques dizaines de milliers par année. «Ils sont tués avant. Sinon, les oiseaux retrouvent l'instinct de chasse et on ne pourrait plus rien en faire.» Les risques de fugue seraient trop importants. «Pacha» s'en va parfois 30 minutes ou davantage pour voler», raconte Stéphane Roduit, «mais il revient toujours, parce qu'on le soigne, qu'on le nourrit et qu'on lui donne un abri. Il n'a besoin de rien d'autre. Chez nous, son espérance de vie est de 30% supérieure à celle d'un oiseau sauvage.»

Un spectacle médiéval gratuit ce soir 3 août et 10-17 août

Depuis plusieurs années, la Bayardine et la société de développement offrent aux Saillonins et aux touristes de passage un spectacle médiéval gratuit, sur la place des Remparts, au cœur du vieux bourg.
Cette année, trois soirées sont prévues, lors des trois premiers vendredis d'août. La première aura donc lieu ce soir dès 18 h 30. Durant 1 h 30, outre les incontournables démonstrations de fauconnerie, des saynètes seront jouées par les acteurs de la troupe. Danseurs, jongleurs et musiciens compléteront le tableau. «On a également prévu une petite surprise pour les spectateurs qui devraient pouvoir goûter un breuvage venu tout droit du Moyen Age...», précise Stéphane Roduit. L'opération sera renouvelée, les vendredis 10 et 17 août. Entrée libre, 250 places assises disponibles.
www.bayardine.ch

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